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Mes échecs – mes rebonds : comprendre le sentiment d’échec et le dépasser

Mes échecs – mes rebonds : comprendre le sentiment d’échec et le dépasser.

 

Dans notre société et dans les entreprises, force est de constater que la compétition est rude et que les signes extérieurs de réussite sont très prégnants. Dans ce contexte, pour nombre d’entre nous, la « réussite », la réalisation de soi, le développement personnel et/ou professionnel sont devenus un but ultime, que nous cherchons à atteindre à travers différentes stratégies.

Mais nous avons tous en nous cette peur (passée ou latente), de rater ou d’échouer lamentablement !

Magnify Me a décidé de partager avec vous sa vision sur la notion d’échec, le rôle que les échecs jouent de notre vie et, les stratégies de rebonds que nous pouvons mettre en place.

LES DIFFÉRENCES DE PERCEPTION

En France, l’échec est (très) mal vu. Vous en doutez ? Alors racontez simplement une situation d’échec lors d’un entretien de recrutement et observez la réaction de votre interlocuteur…

Est-ce culturel ? Peu importe. En France, nous avons beaucoup de mal avec la notion d’échec…

En revanche, chez nos amis Anglos Saxons par exemple, le fait de rater ou d’échouer dans ce l’on entreprend est totalement compris, admis, voire même valorisé. L’échec est davantage reconnu pour ce qu’il est, c’est à dire une source d’apprentissage et de progrès : une école.
Car si nous progressons grâce à notre motivation et nos succès, c’est aussi par l’échec que nous apprenons et nous améliorons. Comment progresser si nous ne commettons jamais d’erreur ? Comment corriger ou améliorer, si nous ne ratons pas de temps en temps ?

Prenons un exemple connu : suite à un énième échec, Thomas Edison, inventeur notamment de l’ampoule électrique, est un jour amené à répondre à l’un de ses collaborateurs lui demandant « comment il peut supporter autant d’échecs, des milliers d’échecs ? ».

Réponse d’Edison : « Je n’ai pas échoué des milliers de fois, j’ai réussi des milliers de tentatives qui n’ont pas fonctionné ». Là se trouve la nuance…

Autre exemple moins connu : les leçons tirées par Raphael Nadal suite à sa défaite contre Richard Gasquet. Il échoue devant le titre de N°1 mondial en 2002… et se relèvera ensuite, établissant de nouveaux records majeurs dans sa discipline.

DÉFINIR L’ÉCHEC

Nous sommes tous amenés à vivre des échecs plus ou moins marquants dans notre vie, que ce soit sur le plan personnel ou professionnel. Et lorsqu’un échec se produit, nous pouvons nous sentir abattus et incapables de « remonter la pente ».

Or, les échecs s’inscrivent dans une continuité d’évènements nécessaires et importants… nous avons tous des hauts et des bas, des périodes de succès, et d’autres sous forme de traversée du désert.

Ainsi, les études menées sur le sujet nous apprennent que l’échec n’est pas une situation en tant que telle, mais qu’il s’agit d’une perception, voire d’un sentiment provoqué(e) par le fait de ne pas avoir atteint un objectif. L’exemple des échecs entrepreneuriaux illustre parfaitement ce point.

Dans un projet entrepreneurial, il y a un en effet un tel engagement personnel, un tel investissement affectif et une telle espérance, de la part de l’entrepreneur, que lorsqu’il réalise qu’il n’y arrive(ra) pas, il peut ressentir une profonde tristesse, une grande frustration, de la colère, mais aussi un découragement extrême, voire un sentiment de culpabilité et de honte extrêmement fort… Celui-ci pourra être accentué par le regard sévère et les critiques (acerbes) de son entourage.

Les entrepreneurs ne sont évidemment pas les seuls à ressentir ces émotions, et à se sentir stigmatisés parce qu’ils ont échoué.

En conclusion, pour apporter une meilleure définition de cette notion, nous devrions donc davantage parler du « sentiment d’échec », que du fait d’échouer.

QUELS ENSEIGNEMENTS TIRER D’UN ÉCHEC ?

  • L’échec est une situation passagère.

Par nature, l’Homme ne peut rester dans l’inaction. Face à un aléa ou un manque de réussite, qu’on le veuille ou non, nous effectuons des actions pour aller au-delà de la situation. Il peut certes s’agir d’actions/réactions par défaut (abandonner un projet, passer à autre chose, se trouver des excuses), mais nous sommes dans l’incapacité de rester inactif et, quel que soit la situation vécue nous effectuerons une action volontaire ou par défaut.

  • L’échec est relatif

Par ailleurs, tout échec est relatif. En effet, comme le dit si bien le célèbre adage : Soit, nous regardons le « verre à moitié plein », soit nous regardons le « verre à moitié vide ». Toute crise n’est-elle pas une source d’opportunités ?
Et vous que décidez-vous de regarder ?
L’exemple des chercheurs scientifiques illustre bien cette notion. Certains passent leur vie à chercher sans trouver… Est-ce pour autant qu’ils échouent ? Ou au contraire n’ont-ils pas développer leur expertise, contribuer à faire évoluer nos connaissances. Ne découvrent-ils pas, aux détours de leurs expériences, d’autres champs d’application ou propriétés jusqu’alors insoupçonnés ?

  • Chaque échec est une opportunité de rebond

Si « ce qui ne me tue pas, me rend plus fort », alors l’échec est bon ou source de progrès et d’apprentissage.

Echouer signifie-t’il que notre objectif est inatteignable ? Ou cela signifie-t’il simplement que notre plan pour y arriver n’était pas bon, et qu’il faut donc l’améliorer ?

  • L’échec n’est pas le contraire de la réussite

Non, l’échec n’est pas le contraire de la réussite… il s’agit bien d’une étape vers la réussite ! Pour rappel, en France, nous avons beaucoup plus de mal avec la notion d’échec, que les Anglos saxons.

Les exemples de Thomas Edisson, Rafael Nadal, ou de ces célèbres dirigeants d’entreprises, qui ne recrutent que des managers ayant traversés des échecs cuisants, ne devraient-ils pas nous convaincre qu’échouer est non seulement normal, mais qu’il est une source riche d’enseignements, de développement des compétences et d’apprentissage ?

PROPOSITIONS DE STRATÉGIES DE REBONDS

Pour tenter de définir une stratégie de rebond, Magnify Me vous propose de nous inspirer du travail des chercheurs et une approche plus empirique.

  • La démarche scientifique

Les chercheurs ont une méthode simple pour avancer dans leurs recherches.

Elle consiste à Essayer + Echouer, Analyser l’échec + Réessayer, Essayer à nouveau (x fois) + Réussir.

Un ami m’expliquait ainsi, qu’un jour, lors de ses débuts dans un laboratoire de recherche, il avait annoncé à ses collègues chercheurs que son expérience n’avait pas réussi. Ces derniers s’en étaient réjouis car « au moins nous savons que cela ne fonctionne pas et nous pouvons donc tenter une autre approche » lui avaient-ils répondu.

Cette méthode balisée permet d’une part d’avancer au fur et à mesure, de procéder par élimination et de dépasser nos certitudes en les confrontant à la réalité.

  • L’approche empirique

Une autre démarche pour rebondir, quoique moins formelle que celle ci-dessus, consiste à se poser quatre questions simples :

  1. Se remémorer un échec passé (et qui a été suivi d’un rebond)
  2. Se demander :
    • Qu’est-ce qui m’a permis de rebondir ?
    • Quelles actions ai-je mis en place pour rebondir ?
    • Pourquoi ces actions étaient-elles si importantes pour moi (raisons profondes) ?
    • Quel(s) bénéfices concret(s) en ai-je retiré ?

Ces 4 questions simples vous permettront d’analyser et comprendre une situation d’échec, de découvrir des capacités ou ressources insoupçonnées (?) mais belles et bien disponibles, et de formaliser votre « stratégie personnelle de rebond ».

Pour conclure Magnify Me vous invite à répondre à ces dernières questions.

  1. L’échec est-il un fait ou devons-nous plutôt parler du sentiment d’échec ?
  2. Lorsque nous échouons est-ce parce que notre objectif est inatteignable ou est-ce parce que notre plan n’est pas bon ?
  3. Tous les échecs sont-ils réellement définitifs ?
  4. Existe-t’il une seule et unique méthode pour rebondir ? loin s’en faut.

 

Xéric du Bois Tesselin du Bel
Fondateur de Magnify Me

… et n’oublies pas
Le meilleur est à venir… Il suffit de le saisir !

 

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Quelques sources utiles :

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